Ingénieur, un métier en or
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Ingénieur, un métier en or

Nom Nori Manderlier
Formation master en science de l’ingénieur industriel, orientation physique nucléaire, expert en radioprotection, expert agréé en radiophysique orientation radiologie
Fonction experte agréée en radiophysique chez Controlatom (filiale nucléaire de Vinçotte)
Si vous devez passer un jour un scanner dans un hôpital, peut-être devrez-vous à Nori Manderlier de bénéficier d’un appareil… bien réglé. « Mon job consiste à vérifier que les appareils de radiologie sont conformes à la loi, qu’ils procurent aux patients un maximum de bénéfices pour un minimum de radiations », confirme cette jeune femme de 36 ans qui, pour exercer ce travail, a ajouté une formation spécialisée en radiophysique à son diplôme d’ingénieur d’industriel.
« Ma fonction est certainement utile, mais aussi très variée en raison de la multiplicité des appareils et l’évolution rapide des protocoles et des technologies. De plus, elle m’offre une certaine liberté dans la gestion de mon temps et mon employeur m’a donné l’opportunité d’élargir mon spectre en donnant des formations en sécurité aux sous-traitants de la centrale nucléaire de Tihange », poursuit-elle. « Mon salaire est confortable : de l’ordre de 4 300 € brut par mois, auxquels il faut ajouter des avantages tels que la voiture de société, le carburant, la téléphonie, l’internet, entre autres. »
De là à décliner les éventuelles propositions d’autres employeurs ? « J’ai été plusieurs fois approchée… en m’interrogeant sur le discours de certains employeurs sur la pénurie d’ingénieurs. Si leurs exigences sont élevées, ils doivent les assumer, y compris sur le plan financier : or, ils sont parfois, disons, réticents. Quand j’ai terminé mes études, dans une conjoncture alors peu porteuse, des amis sont restés quelques mois au chômage : les recruteurs exigeaient d’eux qu’ils soient trilingues et affichent une expérience de dix ans… »
Ayant quant à elle commencé sa carrière dans l’automobile – un projet portant sur l’application des radio-isotopes dans la mécanique –, Nori Manderlier ne regrette assurément pas ses choix. « J’avais d’abord pensé étudier les maths, mais c’était trop théorique pour moi », raconte-t-elle. « Les études d’ingénieur industriel étaient plus en phase avec le terrain – ce que je recherchais –, même si, en tant que fille, je devais évoluer dans des auditoires très majoritairement masculins – c’est un constat, aucunement un regret. Quant à la difficulté, je dirais qu’il faut étudier, certes, mais je n’ai jamais trouvé tout cela hypercompliqué. »
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